TRAVAILLER EN RESEAU ET EN PARTENARIAT

juillet 20, 2016
passage de tmoin

Le travail en réseau se développe, avec plus ou moins de bonheur et de résultats. Réussir ce mode de collaboration suppose de le faire pour de bonnes raisons. J’en vois 3, qui me paraissent essentielles : La complexité croissante, la nécessité de l’excellence et des enjeux forts.

La complexité croissante

La complexité croissante des situations et de l’environnement rend impossible la prise de décisions pertinentes par une seule personne car elle ne perçoit qu’une partie de la situation. Un exemple des plus douloureux nous est donné par les récents attentats : les rapports et études menées sur le sujet montrent que s’il y avait eu une vraie collaboration entre police/gendarmerie et armée, les attentats de Charlie, de l’hyper casher et du Bataclan auraient été moins meurtriers.

L’obligation d’excellence

La nécessité de l’excellence s’implose à tous, pour conserver une position dominante et parce que les consommateurs l’exigent. Cela oblige à créer des équipes pluridisciplinaires, qu’il s’agisse de scientifiques, d’experts techniques ou même de projets locaux conduits par des politiques. Le secteur de la santé en est une des meilleures illustrations puisque depuis des années déjà, on a vu se constituer des équipes qui ont permis d’améliorer considérablement les résultats médicaux. Il en est ainsi dans de nombreux domaines : la recherche, l’agriculture, le tourisme, etc.

Des enjeux forts et partagés

La réussite d’un réseau ou d’un partenariat tient à l’existence d’enjeux forts pour tous les participants. Si ces enjeux ne sont pas identifiés, ou s’ils n’existent que pour certains, alors, la motivation n’émerge pas, l’adhésion ne se fait pas et le projet n’avance pas. Dans un partenariat qui « fonctionne » chacun doit pouvoir identifier les bénéfices qu’il en retire et c’est une des missions du pilote, de s’en assurer.

Des partenariats ponctuels ou permanents

Les partenariats peuvent être permanents, mais aussi ponctuels, comme c’est le cas, par exemple, pour Pôle Emploi et le CRIJ de ROUEN et CAEN qui organisent ensemble un salon de recrutement en ligne du 22/8 au 2/9 prochain.

Un but commun et des rapports de forces équilibrés

C’est le but commun et la réciprocité qui caractérisent un partenariat réussi. L’égalité des rapports de forces également. Chaque partenaire doit donner et recevoir à sa mesure dans un rapport gagnant/gagnant qui sera le ciment de la confiance et de la durabilité de la relation.

Si le rapport de forces est déséquilibré, l’un étant par nature dépendant ou « soumis » à l’autre, on choisira plutôt la sous-traitance, ce qui peut aussi fort bien fonctionner, mais avec des règles du jeu différentes.

Un projet de réseau est d’abord un projet

Un projet de réseau ou de partenariat est d’abord un projet et comme tel, il doit reposer sur des fondements clairs avec des enjeux forts et des buts bien identifiés. Pourquoi voulons-nous ce réseau et ces partenariats ? Quels résultats en attendons-nous ? Avec quelle valeur ajoutée ?

La plupart des projets qui font polémique ou ont du mal à « démarrer » n’ont pas fait l’objet d’un diagnostic suffisamment partagé de la situation de départ. Il s’ensuit des conflits de vision et donc, un désaccord sur les stratégies ou sur les actions. Or, c’est le partage d’une même vision, qui constitue le fondement d’un partenariat réussi.

Insistons donc sur l’importance à bien clarifier les choses et à se mettre d’accord sur les raisons pour lesquelles on souhaite un partenariat et sur ce qu’on en attend.

Accompagner le projet

Comme tout projet, un réseau doit être piloté. Mais le pilotage d’un réseau présente des caractéristiques propres et nécessite un mode d’accompagnement particulier.

Collaborer ? Contribuer ? Coopérer ?

Convoquons Wikipédia : « Co-laborer » en latin signifie « travailler avec » et a donné le mot « collaborateur ».

« Coopérer » n’existe pas sur l’encyclopédie en ligne, cette carence de définition étant significative par ailleurs : ce qui n’est pas nommé n’existe pas.

La « coopération » est définie comme « un état d’esprit et un mode de comportement des individus qui conduisent leurs relations d’une manière non conflictuelle et non concurrentielle en cherchant des modalités appropriées pour analyser ensemble et de façon partagée les situations et collaborer dans le même esprit pour parvenir à des fins communes ou acceptables par tous. »

« Contribuer » quant à lui, vient du latin « tribuere » qui signifie « partager », « distribuer », « attribuer » et a donné le mot « tribu ».

Chacun comprend que ces modes de fonctionnement ne sont possibles et fructueux que dans la mesure où chacun participe à égalité.  Mais que signifie pour chacun des membres du réseau « état d’esprit », « modalités appropriées » ou « fins communes » ou « acceptables ».

C’est un travail de communication collective et de clarification qui permettra de se mettre d’accord sur ce que recouvrent ces notions dans la pratique au quotidien.

De nouvelles règles du jeu

Comment répondre à la nécessité de travailler en réseau et en partenariat, ce qui nécessite la mise en place de relations d’égalité et de réciprocité alors qu’on est conditionné à obéir et à se conformer ? C’est la problématique et le paradoxe auquel nous sommes ici confrontés.

Rappelons que le contrat de travail est un contrat de subordination, que les organisations sont structurées de manière hiérarchique, le niveau N – 1 étant supposé obéir au niveau N + 1, que désobéir constitue une faute grave et un motif de licenciement.

Alors, que faire ? Comment faire ?

Vouloir coopérer, pouvoir coopérer, savoir coopérer

Je cite ici Guy LE BOTERF, dont l’ouvrage « TRAVAILLER EN RESEAU ET EN PARTENARIAT » pose la condition fondamentale de la réussite d’un réseau : il faut « vouloir coopérer, pouvoir coopérer, savoir coopérer ».

Si la volonté stratégique et les enjeux existent, alors, la suite est une question d’apprentissage et de co-construction progressive de nouvelles pratiques. Les bénéfices qui en résulteront sont tels que nul ne doute que nous allons le vouloir, le pouvoir et apprendre.

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